C’est un thème très en vogue ces dernières années. Le zéro déchet. Les pouvoirs publics s’en emparent, les marques en font du greenwashing pour redorer leur blason, des milliers de livres sortent chaque année pour nous expliquer comment ça fonctionne et ce qu’on doit faire. Alors pourquoi un article là-dessus, encore ? Tout simplement parce que j’y crois, et que j’ai envie de donner mon grain de sel dans la tambouille, pardi !

Comment j’ai découvert le Zéro Déchet ?
J’ai eu ma fille en 2014 et j’ai commencé à sérieusement me poser des questions sur le monde que je désirais pour elle. J’étais déjà sensibilisée de loin à la protection de l’environnement, mais je n’avais jamais creusé davantage. J’ai intégré un groupe Facebook orienté vers le minimalisme, le zéro déchet, les dépenses bien orientées, le respect de la vie humaine et non humaine. J’y ai entendu parler de Béa Johnson et j’ai lu son livre. Et là, j’ai eu une sorte de révélation. J’ai compris qu’en vérité, je ne faisais rien et qu’il fallait que ça change.
J’ai développé ma propre vision du zéro déchet et j’ai commencé à la mettre en pratique. Qu’est-ce que le Zéro Déchet veut dire pour moi ? C’est le fait de réfléchir concrètement à nos actions, à leurs conséquences et à rectifier ce qui n’est pas en accord avec les valeurs que nous voulons porter. Je ne voulais pas produire des déchets, participer à la pollution généralisée, si je pouvais faire autrement. Tout simplement.
Mes premières actions, et mes premières erreurs.
J’ai donc décidé de mettre des astuces en action. J’ai découvert des recettes de lessive maison, les emballages réutilisables, les gourdes, etc. Tout me paraissait intéressant, urgent, prioritaire. Ma première erreur a été de vouloir tout faire tout de suite. Sauf que le zéro déchet, c’est un processus. C’est normal de tâtonner, de faire des essais, de rater, de recommencer, d’y aller par étapes. Aller trop vite, vouloir tout faire d’un coup, c’est le meilleur moyen de se dégoûter. Ce qui fonctionne pour le voisin n’ira pas pour soi et c’est ok. Mais j’avais du mal à le concevoir.
J’ai passé à des heures à fabriquer ma lessive maison, à recycler mes fanes de carottes pour en faire des soupes, à chasser les emballages lors des courses pour en avoir le minimum possible. J’ai voulu faire le passage au bio et au zéro déchet en même temps parce que je les considérais comme intrinsèquement liés. Sauf que j’étais au chômage à ce moment-là et que ça virait à l’obsession. Je cherchais tous les moyens possibles pour aller plus vite et en faire davantage parce que j’avais ce sentiment d’urgence.
Par contre, j’ai tout de suite accroché aux cotons démaquillants lavables, aux serviettes hygiéniques lavables, à la cup et plus récemment, aux culottes menstruelles. J’ai banni l’essuie-tout de chez moi depuis des années et utilise des serpillières, des torchons et des petites serviettes à la place. Quand ma fille était bébé, elle était lavée et changée au gant de toilette et au liniment naturel. Je vais d’ailleurs très bientôt commencer à utiliser des lingettes lavables et de l’eau toute simple pour les toilettes.
Et depuis ?
Ma progression s’est faite en douceur. Je n’ai jamais aimé la lessive maison, malgré diverses recettes et tentatives. J’ai abandonné et je me suis faite une raison : quitter à acheter de la lessive toute faite, autant la prendre la plus clean possible et j’y mets le prix. Je ne recycle plus les fanes de carottes ni d’autres légumes parce que je n’aime pas les soupes à vrai dire. Dès que j’aurai l’utilité d’un compost, je les recyclerai de cette façon. J’essaie toujours de privilégier le bio, le sans-emballage (vive le vrac !) mais si ce n’est pas possible pour une raison x ou y, ce n’est pas grave. Dernièrement, j’ai réessayé le dentifrice solide et j’adore, j’adhère, alors que la première fois avait été un fiasco complet. Comme quoi…
Mon idée est qu’il vaut mieux en faire un peu régulièrement, essayer de nouvelles choses, ne pas s’avouer vaincu par une erreur ou un raté, que de ne rien faire du tout. J’ai fini par comprendre qu’à vouloir être parfaite, je me mettais trop de pression pour rien. Ca n’allait pas améliorer le résultat, au contraire ! Je réfléchis régulièrement à ce que j’ai déjà mis en place, ce qui fonctionne pour moi, ce qui ne fonctionne pas et pourquoi et j’essaie de voir s’il est possible pour moi d’y faire quelque chose. Si c’est oui, je tente et je vois ce que ça donne. Si ce n’est pas possible, je passe à autre chose.
Je ne veux plus que ma vie tourner autour du zéro déchet, mais que le zéro déchet soit au service de ma vie, tout comme il est au service de l’environnement et de la planète. Je n’essaie pas de convaincre mon entourage. Je réponds à leurs questions, j’essaie de les intéresser, mais sans plus.
Et toi ? Connais-tu le zéro déchet et l’appliques-tu ? Que fais-tu au quotidien pour réduire tes déchets ?
J’ai un peu le même parcours que toi par rapport au zéro déchet ! J’ai appris à être indulgente avec moi même et faire aussi en fonction de mes capacités du moment (temps, finance, charge mentale…). Par contre je compense en offrant des livres ou « objets ZD » (gourdes, cosmétiques solides…) à mes proches.
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