La notion de minimalisme revient beaucoup dans les médias, sur les réseaux sociaux et dans la vie de tous les jours depuis des années maintenant. On ne peut pas n’en avoir jamais entendu parler, de près ou de loin. A moins de vivre en ermite, et encore, finalement, même dans ce cadre-là, cela suppose de vivre de façon minimaliste soi-même donc on connaît un peu le sujet de cette façon, qu’on nomme expressément le concept ou pas. Si je t’écris sur le sujet aujourd’hui, c’est parce que c’est un thème important et récurrent dans ma vie, tout simplement !

Le minimalisme, c’est quoi ?
Le minimalisme, ou simplicité volontaire, est tout bonnement un mode de vie où l’on va chercher à diminuer sa consommation. On va chercher à consommer moins de produits, moins de nourriture, moins de voyages, moins de tout globalement. Et ce qui est important derrière cette motivation à se débarrasser, c’est l’idée que le « trop » est un surplus inutile.
Le minimalisme, ce n’est pas une forme d’ascétisme. Ce n’est pas renoncer à tout. C’est se poser les bonnes questions et y répondre honnêtement : qu’est-ce qui compte dans ma vie aujourd’hui ? Est-ce que ces choses importantes ont une place suffisante dans mon quotidien ? Sont-elles parasitées par des choses inutiles dont je pourrais me débarrasser ? Le plus souvent, les réponses qui ressortent sont les notions et les valeurs essentielles qui résonnent profondément en nous : la famille, la solidarité, la culture, le développement personnel…
Ca se traduit comment ?
Prenons un exemple.
Quelqu’un se pose la question ci-dessus et la réponse est « profiter de ma famille, avoir du temps avec mes enfants, avoir de vrais moments agréables et privilégiés avec ceux qui comptent le plus pour moi ». Cette personne se rend compte que sa vie actuelle ne lui permet pas d’atteindre cet objectif, que cette valeur n’est pas suffisamment respectée et valorisée dans son quotidien. Elle va alors se demander pourquoi. Qu’est-ce qui accapare son temps ? Cela peut être : le travail, les tâches ménagères, l’entretien du jardin le weekend, les multiples activités de la famille qui font que personne n’est à la maison au même moment, le fait que personne ne prévoit rien de spécial à faire le weekend, etc. Et la question va être : est-ce que j’ai de la marge de manœuvre pour y remédier ? Est-ce que je peux changer ou abandonner certaines choses pour atteindre ce qui compte le plus à mes yeux ?
La réponse peut être : une meilleure répartition des tâches ménagères entre les membres de la famille pour libérer du temps commun, réfléchir à une activité en famille tous les dimanches après-midi, modifier ses horaires de travail pour rentrer plus tôt et dîner tous ensemble chaque soir, etc… Et comment on met ça en place ? En ayant peut-être moins de bibelots à dépoussiérer tous les jours, en ayant moins de montagnes de jouets dans la chambre des enfants à devoir ranger pendant des heures, en ayant moins d’activités payantes à l’extérieur de la maison, etc.
Les exemples, les valeurs, les possibilités sont infinies.
Comment se traduit le minimalisme dans ma vie ?
Je n’aime pas faire le ménage, j’ai du mal à me motiver à le faire, j’aime que ça aille vite et que le résultat soit satisfaisant. J’ai donc choisi d’avoir peu de bibelots, peu de livres et donc peu de meubles. Je fais régulièrement du tri pour éviter d’être encombrée chez moi.
J’aime faire la vaisselle mais je déteste qu’elle s’amoncelle. Je n’ai donc pas 18 assiettes ni 18 fourchettes. Ca m’oblige à faire la vaisselle plus souvent, mais il y en a moins et je n’y passe pas nécessairement 2h à chaque fois.
Je ne ressens pas le besoin de posséder les derniers objets à la mode pour me sentir bien. Mon téléphone dont le modèle est sorti il y a plus de 5 ans me va très bien parce qu’il me permet de faire des photos, d’aller sur Internet et de téléphoner. C’est largement suffisant. Je trouve mon argent mieux employé quand je l’investis que lorsque je le dépense dans ce genre de choses. Parce que ça touche à ma valeur d’assurer un avenir à ma fille et de préparer mes vieux jours pour ne pas être un poids pour elle.
J’ai choisi aussi le minimalisme parce que je souhaite diminuer mon empreinte sur la planète et la pollution. Je préfère éviter d’en rajouter parce que l’écologie est une valeur très forte chez moi. C’est pourquoi je n’aime pas avoir 3 sortes de shampooings différents, 4 gels douche, 2 dentifrices, etc. par exemple. Peu, mais mieux, en somme.
Et toi ? Est-ce que le minimalisme te parle ? Pourquoi ?